8 avr. 2014

barque...



Il n'est rien sous le ciel qui n'ait sa loi secrète, 
Son lieu cher et choisi, son abri, sa retraite, 
Où mille instincts profonds nous fixent nuit et jour;
Le pêcheur a la barque où l'espoir l'accompagne,
Les cygnes ont le lac, les aigles la montagne, 
Les âmes ont l'amour !

Victor Hugo
Les chants du crépuscule




Une barque sur l'océan
Maurice Ravel
Complete Orchestral Works - Claudio Abbado



Rêverie noyée
Dans l'eau marine se perd
Au fil de lumière
Den


Le vent s'est levé
sur l'eau bleu marine
une barque rouge
Marine Zoup


Clapotis du temps
loin des rumeurs de la ville
pas de vague à l'âme

Miss Yves

Inondée d'azur
qui regretterait la ville
l'âme prend le large

Miss Yves




La barque que l'on retient au port n'apprend pas à naviguer. Laissons-la donc prendre le large...
Jean Maër

Les barques vides
racontent elles-aussi
des histoires
où les rêves se noient ...


Saravati


« Au fil de l'eau coulant sans bruit,
Triste et beau comme un vieux monarque,
Perche en main, débout dans sa barque,
Le pêcheur aspirait la nuit.

Son extase mal contenue
Rivait, pleins de larmes, ses yeux
Au grand miroir mystérieux
Où tremblait l'ombre de la nue.

L'astre pur, à frissons follets,
Jetait prodigue ses reflets
A cette transparence brune ;

J'entendis l'homme chuchoter :
" C'te nuit ! fait-i' bon d'exister !
Pour voir l'eau s'ens'mencer d'la lune. " »


Maurice Rollinat « Le vieux pêcheur 

envoyé par Tilia 





"Quand les bateaux s'en vont
Je suis toujours au quai
Mais jamais je ne pars
Et jamais je ne reste

Je ne dis plus les mots
Je ne fais plus les gestes
Qui hâtent les départs
Ou les font retarder..."

paroles: Gilles Vigneault
musique: Pierre Calvé

envoyé par Claire Fo


Prélude au "bateau ivre"

La barque a largué les amarres
et vogue seule au fil de l'eau
laissant là ville et tintamarre
pour des cieux nouveaux

nul marin intrépide à son bord
nul voyageur aventureux
rien que la mer bâbord tribord
et les courants impétueux

partir ainsi qu'un bateau ivre
délivré des pontons et des ports
partir au loin tenter de vivre
en affrontant les tempêtes et la mort

« ô que ma quille éclate ! ô que j'aille à la mer ! »

Amichel


Larguées les amarres
tache rouge sur fond bleu
pour quel inconnu

Miss Yves


"Même le plus friable des mots
a des racines dans le soleil
comme le matin des barques sur la mer"
Eugénio de Andrade 


poète portugais
envoyé par Colo


35 commentaires:

  1. De beaux voyages...
    La première photo me parle particulièrement : j'ai l'impression de méditer au gré d'un léger clapotement
    bercée par la pensée de Victor Hugo

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  2. Serait-ce Menton et son fort ? Juste avant Vintimille...

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    1. Non Gilles, le port de Thessalonique.
      Images de ma fifille :-)

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  3. Coucou du soir Fifi

    Une vieille barque bercée par les vageus , elle s'égare toute seule parmi les dizaines de milliers de petites montagnes d'eau .
    Tu es vraiment une bonne photographe , Fifi !

    Bon mercredi à toi
    Je te fais un gros bisou de Hanoï estival
    Tomochi

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  4. Deux superbes photos de fifille à fifi!. La lumière est vraiment très belle et le sujet également. Félicitations.
    Bisous de belle soirée, Fifi


    La barque que l'on retient au port n'apprend pas à naviguer. Laissons-la donc prendre le large...
    Jean Maër

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  5. embarquement immédiat!...j'aime!

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  6. La première photo m'a immédiatement fait penser à Une barque sur l'océan, bien que la barque à laquelle pensait Ravel était plutôt un voilier, tel celui qu'a peint son ami Paul Sordes à qui il a dédié cette barque faisant partie de ses "Miroirs".

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  7. Les barques vident
    racontent elles-aussi
    des histoires
    où les rêves se noient ...

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  8. oups
    les barques vides :-)

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  9. Sur l'océan ballottée par le vent la barque emmène vers d'autres rives

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  10. « Au fil de l'eau coulant sans bruit,
    Triste et beau comme un vieux monarque,
    Perche en main, débout dans sa barque,
    Le pêcheur aspirait la nuit.

    Son extase mal contenue
    Rivait, pleins de larmes, ses yeux
    Au grand miroir mystérieux
    Où tremblait l'ombre de la nue.

    L'astre pur, à frissons follets,
    Jetait prodigue ses reflets
    A cette transparence brune ;

    J'entendis l'homme chuchoter :
    " C'te nuit ! fait-i' bon d'exister !
    Pour voir l'eau s'ens'mencer d'la lune. " »

    Maurice Rollinat « Le vieux pêcheur »

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  11. Le poème de Tilia tombe bien car je voulais dire que lundi du pont sur le Loir, j'ai vu une barque dans l'eau. Un pêcheur taquinait le poisson. Il y avait une photo à faire mais je n'avais pas mon apn.
    Superbe la lumière sur les bâtiments !
    Merci à ta Fifille.

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  12. Petite, j'ai vécu au bord d'une rivière; elle m'enchantait; longtemps elle m'a manquée........
    Avec mes frères, nous montions à la rame très haut, puis on se couchait au fond avec un livre et on dérivait; les gens croyaient à un bateau abandonné au fil du courant...

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  13. Cette petite barque invite à la rêverie. Sur la première image, j'aime tout particulièrement la lumière qui baigne ses contours et ce bleu profond de l'eau et, sur la seconde, c'est le coucher de soleil qui retient mon attention avec ses belles nuances dorées.

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  14. Une barque perdue sur la mer devant tous ces immeubles... Envie de fuite vers le large...

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  15. Les deux photos ont un rendu totalement différent, la barque aurait-elle bougé ou le cadrage a tout fait ?
    Je ne partirais pas découvrir l'Amérique sur cette coquille de noix, encore moins les îles du Pacifique, il est vrai que je n'en ai pas la nécessité...

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    1. Je pense que le cadrage a tout fait. C'est vrai que c'est étonnant quand on retrouve la même barque sur le deuxième image si près du quai.

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  16. Comme Énitram...je fuirais au large ...loin des immeubles , même si la lumière est magnifique..!!
    Mais ce qui change tout , c' est que cette barque est rouge...C' est toi qui nous a appris la valeur de cette couleur en photo...:-)
    Alors, à chaque fois que je vois rouge...ou plutôt du rouge...je pense à toi...:-))
    Schmoutzele Fifi

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  17. Rêverie noyée
    Dans l'eau marine se perd
    Au fil de lumière

    Merci à ta fille Fifi... pour les jolies photos éclairées..et les mots si poétiques de Victor Hugo...
    Je t'en brasse d'ici..
    Den

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  18. Le vent s'est levé
    sur l'eau bleu marine
    une barque rouge



    Superbe photo bravo à ta fifille

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  19. Clapotis du temps
    loin des rumeurs de la ville
    pas de vague à l'âme

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  20. Inondée d'azur
    qui regretterait la ville
    l'âme prend le large

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  21. Réponses
    1. Je n'y étais pas, Simone :-) Photos du Port de Thessalonique faites par ma fille.

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  22. Il est beau ton soleil grec !

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  23.  Bonjour, Fifi.

      Œuvres attrayantes.
      Vous êtes l'excellent artiste.

      Je remercie pour votre soutien habituel et copieux.
    Salutation.
      Du Japon, ruma ❀

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  24. Quels beaux paysages !
    Très réussi :-)

    Bonne semaine.

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  25. prélude ua "bateau ivre"

    La barque a largué les amarres
    et vogue seule au fil de l'eau
    laissant là ville et tintamarre
    pour des cieux nouveaux

    nul marin intrépide à son bord
    nul voyageur aventureux
    rien que la mer bâbord tribord
    et les courants impétueux

    partir ainsi qu'un bateau ivre
    délivré des pontons et des ports
    partir au loin tenter de vivre
    en affrontant les tempêtes et la mort

    « ô que ma quille éclate ! ô que j'aille à la mer ! »

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    Réponses
    1. "partir au loin tenter de vivre
      en affrontant les tempêtes et la mort"
      A tout âge nous tentons de vivre
      en affrontant les tempêtes et la mort
      à commencer le jour de notre naissance.
      Prenons soin encore de notre "quille", Amichel !
      Merci pour "la barque" !!!

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  26. Larguées les amarres
    tache rouge sur fond bleu
    pour quel inconnu

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  27. "Même le plus friable des mots
    a des racines dans le soleil
    comme le matin des barques sur la mer"
    Eugénio de Andrade (poète portugais)

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  28. Belle harmonie dans cette page poétique à souhait et que j'apprécie beaucoup.

    Amicalement.

    Roger

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  29. Quand les bateaux s'en vont
    Je suis toujours au quai
    Mais jamais je ne pars
    Et jamais je ne reste

    Je ne dis plus les mots
    Je ne fais plus les gestes
    Qui hâtent les départs
    Ou les font retarder

    QUAND LES BATEAUX S'EN VONT
    paroles: Gilles Vigneault
    musique: Pierre Calvé

    http://www.cyberus.ca/~rg/ch_c026.htm

    Bonne semaine Fifi
    Gros câlins !!!!!

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  30. C'est beau ! Belle la barque qui fait des clapotis sur l'eau, beaux les textes qui l'accompagnent et douce la chanson... de l'intérêt évident de revenir après publication des commentaires !

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