3 mai 2014

calvitie...




Nous sommes comme des feux d'artifice...
Vu qu'on est là pour pas longtemps...
Faisons en sorte tant qu'on existe...
De briller dans les yeux des gens...
De leur offrir de la lumière...
Comme un météore en passant...
Car même si tout est éphémère...
On s'en souvient pendant longtemps...
Calogero



Coup de vent
Il a vieilli l'akène
crâne dégarni

La fleur se déplume
tous les secrets se dévoilent
sous l'oeil de Fifi

Aïe Aïe chauv'qui peut
le pissenlit dénudé
se fait iroquois  


Un souffle un zéphir
au plus vif du mois de mai
y perdre des plumes

Miss Yves

Semer à tout vent
la roue tourne la roue tourne
sagesse me fuit

Miss Yves

La-haut se dispersent
les étoiles de l'akène
c'est un jeu d'enfant

 Miss Yves

Pissenlit. A la pointe d'un chalumeau, la sphère de graines blanches que le vent crève et emporte. 

Espèce de bulle de savon des prés qui semble avoir été soufflée par la terre.
Victor Hugo

envoyé par Denise


28 avr. 2014

"en roue libre"...




A vous attendre
j'ai amassé la mousse
ne roulant plus


La charrette à bœufs

Ces rout' à tas d' cailloux où des beaux ch'vaux d' calèches
S' rencontr' avec des ân', des perch'rons, des mulets,
Où pass' carriol', patach', tap'-culs, cabriolets
Att'lés d' bidets pansus quand c'est pas d' ross' ben sèches,

Pour moi, c'est des ch'mins d' vill', censément comm' des rues
Qui s'allong'raient sans fin et n'auraient pas d' pavés,
Et tout c' qui roul' dessus, crasseux comm' bien lavé,
De bruit, d' forme et d' couleur, m' blesse l'oreille et la vue.

Sur ces rubans d' terrain des berg', des p'tit' montagnes,
M'né par des maquignons, des laquais, des monsieurs,
Tout ça s' démèn', court, trott', craq' du r'sort et d' l'essieu,
Mais tout ça : rout', voitur', ch'vaux, gens, c'est pas campagne !

Dans l' sérieux d' nos vallons comparez donc l' passage
D' ceux ch'vaux vêtus d'harnais qu'un ch'ti fouet cingl' d'affronts
Avec nos bœufs tout nus qui n'ont que l' joug au front ?
Eux et moi que j' les mène on s' mêle au paysage !

Parlez-moi d' ma charrette entr' ses buissons d' verdure,
Montée — i' semblerait — sur deux meul' de moulin,
Couleur de terre et d'arbre, et dont l' gros moyeu s' plaint
Si douc'ment q' ça m'en berc', comme un chant d' la nature !


Viv' la voiture à bœufs qu'une aiguillad' conduit,
Dont l'herb', l'ornièr', la boue étouff', envas' le bruit,
Qui prend l' roulis câlin d' ses deux lent' bêt' camuses,

Et s'en va comm' l'eau calme et les bons nuag' s'en vont !
C'est l' vrai char de nos plain', d' nos marais, et d' nos fonds,
Tout comm' leur seul' musique est cell' des cornemuses.
Maurice Rollinat.  


Une roue antique
prise dans le lierre
à l'abandon
elle sent les foins coupés
les robes de cretonne

Marine Zoup

Prisonnière ! fini pour elle de partir en roue libre,
le lierre a posé des antivols sur ses rayons.
Un beau charron viendra-t-il un jour la délivrer ?

Tilia

Nos charretiers ont déserté
Les routes et chemins cahotants
Nous les avons craints, parfois admirés
Quand nous étions enfants.
Entre voix de stentor et jurons acharnés
Souvent armés d’un fouet
Ils étaient maîtres et ça se savait.
Je me souviens de Daniel le charretier
De sa face allumée, toute rubiconde
Et de ses bœufs qui avançaient
Jamais assez vite, l’âme vagabonde.
Ils avaient pour nom Martin et Chouan
Affichaient la démarche placide
Qui accusait le poids des ans
Malgré leur robe splendide.
Ne restent éparpillées dans la nature

Que des roues brodées par des guirlandes de lierre
Comme celle de Fifi, témoins d’une aventure
D’un passé révolu, dernières dépositaires

Maïté/Aliénor

Roule roule
sur le chemin
c'est la carriole
qui ne passera plus demain...

Enitram

Réinventer l'art...ou.....

Comme l'horloge arrêtée
Témoin d'un dur passé
En connaître un rayon...
La vie est tourbillon!
Pouvoir se reposer
Dans tes bras,,,, enlacée
Un temps pour semer
Un temps pour s'aimer....

Claire Fo


« La roue qui tourne ne rouille pas."


 "Par bonheur la roue a été inventée avant la voiture ; 
le bruit du trafic aurait été insupportable. » 
H. P. Martz 
envoyé par Simone


Sur la roue,
De la rouille...
Sur la roue
Qu'il enserre,
Sorti du lit de l'hiver,
Il erre, le lierre,
Il lie l'hier.
Et la roue relie
Pissenlits et pistils,
Pistons et rivets.
Sur la roue renaît

Le lys, le lilas...
Demain, c'est hier.

Miss Yves



La roue tourne
un jour il arrive
qu'elle s'arrête
ronces lierres
l'enchevêtrent
ainsi la vie
est temps qui roule
amassant mousse
un jour aussi
il arrive
que les herbes folles
aussi l’enchevêtrent 

Amichel


22 avr. 2014

s'envoler...



Oser s'envoler
Comme bulles de savon
l'azur est à nous


Dites-moi m'sieur, faites que je sois un oiseau
Avec des ailes pour m'envoler là haut
Un bel oiseau planant avec des plumes
Des pattes et même un bec
Dans la couleur et la douceur d'un arc-en-ciel
Oh oh, dites m'sieur, faites que je sois un oiseau
Pour voir le monde pas plus gros qu'un pruneau
Pour m'endormir sur un nuage
Entendre le soleil au passage
Dire qu'il n'a jamais vu un aussi bel oiseau
Dites m'sieur, faites que je sois un oiseau

Simone



J'ai volé un petit nuage
Pour me promener

Je flotte sur les villages
D'un monde abandonné

Vous pouvez vous mettre en chasse
Vous ne m'attraperez pas,

Mais d'en haut je tends mes nasses !
Vient partager mon repas

De gouttes et d'étincelles,
Viens partager mon repos,

Je plonge et je te soulève
Jusqu'à mon nid dans le ciel,

Le soleil est sur nos lèvres
Un gâteau de miel :


Écoute comme je chante
Vois naître dans l'air

Les agiles couleurs changeantes
Qui frémissent sur la mer.

Marie-Jeanne DURRY

envoyé par Denise






Sous les nuages ils voguent
Sans penser à demain
Toujours sur les chemins
Ensemble ils batifolent
Fugitifs en goguette
Plumitifs d’escampette
Ce sont de grands oiseaux
Épris de liberté

Marine D




Un peu plus haut, un peu plus loin
Je veux aller un peu plus loin
Je veux voir comment c'est, là-haut
Garde mon bras et tiens ma main

C'est beau! C'est beau!
Si tu voyais le monde au fond, là-bas
C'est beau! C'est beau!
La mer plus petite que soi

Paroles de la chanson Un peu plus loin
Ginette Reno

envoyé par Claire Fo


20 avr. 2014

Joyeuses Pâques



La beauté a puissance de résurrection.
Il suffit de voir et d'entendre.
C'est par distraction que nous n'entrons
pas au paradis de notre vivant,
uniquement par distraction
Christian Bobin
L'homme-joie




Il est de clairs matins, de roses se coiffant,
Où l'âme a des gaietés d'eaux vives dans les roches,
Où le cœur est un ciel de Pâques plein de cloches,
Où la chair est sans tache et l'esprit sans reproches.
Il est de clairs matins, de roses se coiffant,
Ces matins-là, je vais joyeux comme un enfant.

Albert Samain 

envoyé par Tilia



Le fleuriste * a un jardin dans un faubourg, il y court au lever du soleil et il en revient à son coucher ; vous le voyez planté et qui a pris racine au milieu de ses tulipes et devant la Solitaire ; il ouvre de grands yeux, il frotte ses mains, il se baisse, il la voit de plus près, il ne l’a jamais vue aussi belle, il a le coeur épanoui de joie ; il la quitte pour l’Orientale, de là il va à la Veuve, il passe au Drap d’or, de celle-ci à l’Agathe, d’où il revient ensuite à la Solitaire, où il se fixe, où il se lasse, où il s’assit, où il oublie de dîner ; aussi est-elle nuancée, bordée huilée, à pièces emportées **; elle a un beau vase ou un beau calice ; il la contemple, il l’admire ; Dieu et la nature sont en tout cela ce qu’il n’admire point, il ne va pas plus loin que l’oignon de sa tulipe, qu’il ne livrerait pas pour mille écus, et qu’il donnera pour rien quand les tulipes seront négligées et que les oeillets auront prévalu. Cet homme raisonnable, qui a une âme, qui a un culte et une religion, revient chez soi fatigué, affamé, mais fort content de sa journée : il a vu des tulipes.
(...)
La Bruyère, Les Caractères, De la mode


tulipes: corolles en cloches inversées
pour de joyeuses fêtes de pâques
les autres sont au clocher  



15 avr. 2014

la petite maison au toit rouge...



Un point rouge à l'horizon dans le soleil
un refuge pour le voyageur 
un appel


Petite maison du bonheur
Qui affiche sa couleur
Gentil coquelicot
Seule sur le coteau
Comme une invitation...
Passez donc au salon!
On servira le thé
En toute amitié....




"La maison du poète

C´est une bien gentille maison
Sans trop d´rimes ni d´raison
La maison du poète
Elle murmure soir et matin
Des musiques des p´tits riens
Qui mettent le cœur en fête

Quand il fait beau tous les oiseaux du ciel
Viennent se poser sur son toit rouge et calme
Quand vient l´hiver son refrain éternel
Évoque alors les golfes clairs les palmes

Et chacun porte dans son cœur
Un écho de son bonheur
Qui rend la vie sur terre
Plus troublante dans ses mystères
Et l´on aime sans façons
Du poète la maison..."

Charles Trenet






Au creux de la vallée
Un glissando de lumière
Arrive à point nommé
Sur cette belle chaumière.
Blottie dans un tapis orangé
Elle respire la quiétude
Au loin la neige en pointillé
Effleure ce havre d altitude.


Une maison seule s'avance
au bord fleuri de l'abîme.
Sa fumée déjà bleuit...

Ah ! qu'elle soit par les mots
sauvée avant sa chute
et que sans bruit, sans souffrance
elle tombe dans l'esprit !

Jean Tardieu
"Fleurs et abîme" - Le Fleuve caché





Sur la colline
Je vois notre toit rouge
signal rassurant

Marine Zoup


C'est une maison rouge
Accrochée à la colline,
Rougeoyant fanal
Signal amical
Ceux qui vivent là
Y vivent en paix

Miss Yves




8 avr. 2014

barque...



Il n'est rien sous le ciel qui n'ait sa loi secrète, 
Son lieu cher et choisi, son abri, sa retraite, 
Où mille instincts profonds nous fixent nuit et jour;
Le pêcheur a la barque où l'espoir l'accompagne,
Les cygnes ont le lac, les aigles la montagne, 
Les âmes ont l'amour !

Victor Hugo
Les chants du crépuscule





Une barque sur l'océan
Maurice Ravel
Complete Orchestral Works - Claudio Abbado



Rêverie noyée
Dans l'eau marine se perd
Au fil de lumière
Den


Le vent s'est levé
sur l'eau bleu marine
une barque rouge
Marine Zoup


Clapotis du temps
loin des rumeurs de la ville
pas de vague à l'âme

Miss Yves

Inondée d'azur
qui regretterait la ville
l'âme prend le large

Miss Yves




La barque que l'on retient au port n'apprend pas à naviguer. Laissons-la donc prendre le large...
Jean Maër

Les barques vides
racontent elles-aussi
des histoires
où les rêves se noient ...


Saravati


« Au fil de l'eau coulant sans bruit,
Triste et beau comme un vieux monarque,
Perche en main, débout dans sa barque,
Le pêcheur aspirait la nuit.

Son extase mal contenue
Rivait, pleins de larmes, ses yeux
Au grand miroir mystérieux
Où tremblait l'ombre de la nue.

L'astre pur, à frissons follets,
Jetait prodigue ses reflets
A cette transparence brune ;

J'entendis l'homme chuchoter :
" C'te nuit ! fait-i' bon d'exister !
Pour voir l'eau s'ens'mencer d'la lune. " »


Maurice Rollinat « Le vieux pêcheur 

envoyé par Tilia 






"Quand les bateaux s'en vont
Je suis toujours au quai
Mais jamais je ne pars
Et jamais je ne reste

Je ne dis plus s mots
Je ne fais plus es gestes
Qui hâtent les départs
Ou les font retarder..."

paroles: Giles Vigneault
musique: Pierre Calvé

envoyé par Claire Fo


Prélude au "bateau ivre"

La barque a largué les amarres
et vogue seule au fil de l'eau
laissant là ville et tintamarre
pour des cieux nouveaux

nul marin intrépide à son bord
nul voyageur aventureux
rien que la mer bâbord tribord
et les courants impétueux

partir ainsi qu'un bateau ivre
délivré des pontons et des ports
partir au loin tenter de vivre
en affrontant les tempêtes et la mort

« ô que ma quille éclate ! ô que j'aille à la mer ! »

Amichel


Larguées les amarres
tache rouge sur fond bleu
pour quel inconnu

Miss Yves


"Même le plus friable des mots
a des racines dans le soleil
comme le matin des barques sur la mer"
Eugénio de Andrade 


poète portugais
envoyé par Colo


30 mars 2014

"en Alsace au printemps..."


Petit intermède printanier 



Ravissantes corolles
le printemps se pomponne
de cent mille fleurs


Surprise de taille!
En fin du rose sur la grisaille...
Ça va "s'aimer" la pagaille!!!




La noce des oiseaux

Les arbres se sont habillés de couleurs pastels,
Jonquilles, crocus ont bravé la fraîcheur du temps,
Que déjà, les oiseaux publient leurs noces dans le ciel.
Neiges et froidures sont parties: "vive le Printemps!"

Immense symphonie, où des millions de fleurs,
Se mélangent en un jour, aux bourgeons de velours
D'un coup de baguette magique: le ciel sort ses couleurs
Pour éblouir nos yeux, il devient troubadour.

Dans un ballet de cabrioles fantastiques
Les oiseaux dansent, s'accouplent et préparent leur nid,
Guidés par une force invisible et mystique,
Leur chant monte en hommage: au Maître de Symphonie.

Les oiseaux se sont embrassés sur les branches,
Et des angelots coquins ont ajusté leurs flèches...
Etrange! Tout ce que le printemps en un jour change!

Les arbres se sont habillés de couleurs pastels,
Tandis que sous leurs branches les amoureux de mèche,
Se content fleurette quand roucoulent les tourterelles.

Jean-Claude Brinette

envoyé par Denise 




Les oiseaux de l'air vous disent bonne route
La menthe embaume les talus
Le merle siffleur chante à qui l'écoute
L'hiver ne reviendra plus.

Simone


« Les fleurs de prunier
Ne sont pas encore tombées
Mais au fond de l'eau qui court
On voit leur image
Qui se reflète. »
Kin no Tsurayuki (mort en 945) 

Anthologie de la poésie japonaise
envoyé par Tilia



Couronnes de fleurs
pour habiller mon prunus
d'un ton japonais

Miss Yves

Ce matin surprise
le Japon s'est transplanté
au coeur du jardin

Miss Yves

Roses parures odorantes
prenant la pause sur branches alanguies
tendant à toucher les abeilles
et le cœur tendre du printemps.

Maïté/Aliénor


"Moineaux du froid et fleurs de prunier
inutile de les peindre
Avec le soleil leurs ombres sur la fenêtre
composent un tableau
Les moineaux apprécient les fleurs
les fleurs apprécient leur danse
Ce tableau de tout temps sans nul autre pareil"

Anonyme
envoyé par Béa


27 mars 2014

ruines...



L'homme content de son sort ne connait pas la ruine
Lao Tseu



On ne peut rester de marbre...
Tant de chef-d'oeuvres vs l' oeuvres du temps....
Y'a de quoi perdre la face!
Un coup de main pour reconstruire?
Ça va couter un bras!
Les ruines,ça ruine!




"J'allais, et contemplant d'un regard triste encore
Tous ces doux souvenirs, beauté, printemps, aurore,
Dans l'air et sous mes pieds épars, mêlés, flottants,
Feuilles de l'autre été, femmes de l'autre temps,
J'entrevoyais au loin, sous les branchages sombres,
Des marbres dans le bois, dans le passé des ombres !"
Victor HUGO

..........

De l'antique cité
du roi Archélaos
admire les beautés
en marbre de Paros
Ce que l'on voit là
Est-ce de Deucalion
Thyia sa fille et ce mignon
Magnès ou Macédon
l'un des fils qu'elle donna
à Zeus ? Ô ruines d'ici-bas !
les dieux ne meurent pas
si vers eux nous conduisent nos pas 
Amichel 


« Une petite maison en ruine vaut mieux qu'un palais en commun. »
envoyé par Simone





Delfica

La connais-tu, Dafné, cette ancienne romance
Au pied du sycomore, ou sous les lauriers blancs,
Sous l'olivier, le myrte, ou les saules tremblants
Cette chanson d'amour qui toujours recommence ? ...

Reconnais-tu le TEMPLE au péristyle immense,
Et les citrons amers où s'imprimaient tes dents,
Et la grotte, fatale aux hôtes imprudents,
Où du dragon vaincu dort l'antique semence ? ..

Ils reviendront, ces Dieux que tu pleures toujours !
Le temps va ramener l'ordre des anciens jours ;
La terre a tressailli d'un souffle prophétique ...

Cependant la sibylle au visage latin
Est endormie encor sous l'arc de Constantin
- Et rien n'a dérangé le sévère portique.

Gerard de Nerval
envoyé par Miss Yves


Ne ruine pas notre chant de chamailles
Elles sont langueurs de pierres
et bonheurs de trouvères

Véronica


19 mars 2014

"bâtir sur le roc..."


 "Quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique,
 sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc."
 Matthieu 7:21-24



Bâtir sa maison sur le roc,
C'est bâtir sa vie sur le Christ,
Se mettre à son école,
En écoutant sa parole.

Qui écoute ses paroles et qui les met en pratique,
Est comme un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc :
Les vents se sont déchaînés et la pluie est tombée,
Les torrents ont déferlé contre cette maison
Et rien n'a pu l'ébranler.

Simone 




envoyé par Miss Yves




Telle une fourmi
Sur la tête d'un géant
Construire son nid
Sortir du néant....

N'avoir peur de rien
Une armée à mes pieds
Grâce à ton soutien
Pour l'éternité...

Contempler l'univers
Moi, l'infiniment petit
N'avoir rien d'autre à faire
Mais avec quel appétit!

Claire Fo 





Billet en hommage à Roger Dautais, à ses cairns, à toute ses oeuvres émouvantes et belles !


Merci Thérèse !





CAIRN

Mettre un pas devant l’autre
Peut vous amener loin
Peut être au bout du monde
Mais un galet sur l’autre
Une flèche fragile
Qui pointe vers l’azur
Peut vous mener au ciel

Pierres à pierres
Se construit un signe très ancien
Pour montrer le chemin
Ou comme un doigt sur la bouche
Pour garder les mystères
Murer de silence les tombes
Ou laisser une ombre d’homme
De passage

Amichel



Blocs ou montagnes
De sable ou de poussière
Les pierres ont une âme
Qui ne vieillit jamais

Christine





L'art du Suiseki 

Les pierres paysages

envoyé par Tilia





D'autres roches impressionnantes
envoyées par Claude


D'image en poème
comme pierres frappant l'onde
pensées concentriques

Miss Yves 



Cœur de rocher

Là-haut sur le rocher nu
Il y a la tombe
De ce qui ne s‘enterre pas
Ces grains là n’ont pas besoin de racines
Pour bousculer la terre
Pas besoin de feuilles vertes
Pour valser dans le ciel
Pas besoin de laisser une trace

Tout l’amour que je ne vous dis pas
Va s’enrouler sur les cailloux
Et ne réchauffe rien
Il ne se salit pas dans les fossés
Ne refleurit pas avec les violettes

Tout l’amour qui semble mourir
Dans un sauvage silence
Est fier comme un aigle
Aussi dru que la montagne
La vie est en lui
Il se moque des saisons.

En levant les yeux
Entendrez-vous son requiem ?

 Marine Dussarrat
 La Part de l'oiseau


15 mars 2014

Solitude...


;-))


Images des Météores, rapportées par ma fifille. Je n'ai pas résisté à vous soumettre le contraste entre les deux images


7 mars 2014

cuvée 2014


 Elles sont de retour les anémones pulsatilles et avec elles les photographes :-)  
qui ne résistent pas à leur beauté, à leur joli velouté de lumière.


J'ai beaucoup moins de temps à consacrer à la photo et aux blogs ; le mien et ceux des blogs amis.
Mais je n'aimerais pas abandonner ce lieu d'échanges et d'amitié "virtuelle" parce que... pas si virtuelle qu'elle en  a l'air.
Alors pour réduire le temps consacré à la mise en page, je n'afficherai plus vos textes poétiques sous les images, parce que  cela demande effectivement beaucoup de temps. J'accueillerai toujours avec le même plaisir vos textes si vous en avez le temps vous mêmes et le désir. Et avec le même plaisir, vos commentaires, comme cela a toujours été le cas !
Merci à vous toutes et à vous tous !










27 févr. 2014

chat...




Ton chat perché
chez ton voisin
Pacha soigné
j'aime cha
les chats !



Ils prennent, en songeant, les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin.
Ch. Baudelaire, Les Chats


C'est un petit chat noir, effronté comme un page.
Je le laisse jouer sur ma table, souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage ;
On dirait un joli presse papier vivant.
Ed. Rostand, Les Musardises


 Sacha le Pacha,
Chat persan perché
Sans souci ,
Chat gris sans chagrin
Sachant sourire aux souris
Sans se pencher
Sur les chatons du forsythia,
Ou du frissonnant prunus,
C'est le chat du Cheshire!
Cha ch'est ben vrai ,
Ca c'est sûr!




Un chat perché ne fait pas le printemps...

Patiemment il a le temps ...
Sciemment
Si amant...
Il attend
Le retour des oiseaux migrateurs.....


 comptine des diablotins .;

Un chat gris sur un mur
qui respirait de l'air pur
piaf par ci piaf par là
trois coups de patte
et le goba ….

envoyé par Amichel


Le chat

Pour ne poser qu'un doigt dessus
Le chat est bien trop grosse bête.
Sa queue rejoint sa tête,
Il tourne dans ce cercle
Et se répond à la caresse.

Mais, la nuit l'homme voit ses yeux
dont la pâleur est le seul don.
Ils sont trop gros pour qu'il les cache
Et trop lourds pour le vent perdu du rêve.

Quand le chat danse
C'est pour isoler sa prison
Et quand il pense
C'est jusqu'aux murs de ses yeux.
Paul Eluard

envoyé par Denise


Belle peluche
emmitouflée d'hiver
regarde avec patience
les bourgeons
s'éveiller ...
Trop fragiles
Les branches
Pour attirer l'oiseau ...

Saravati



Raminagrobide

Mollement allongé
couché
Sur un petit muret
de briques élévées
à la teinte orangée
Seigneur chat
Maître de céans
songeait ravi
à la vie de misère
des vilains de gouttière
ses pauvres parents
de la féline gent
Sujets bien mal logés
qui dans la rue ou quelque grenier sombre
allaient sautant courant après leur ombre
quelques restes
indigestes
ou quelque souris à croquer
soupirant d’aise
Et de béatitude rayonnant
chat du Cheshire
ne vous en plaise
pensait avec malice  :
Ah !qu’il est doux de ne rien faire
Quand tous autour de vous s’affairent

Amichel 


hat-gris ,
Chat-grin ,
Chat-cool...Il pleut !!! :-((

Mathilde


Un chat qui sur son nez louche
n'a nul besoin de lunettes
pour attraper une mouche
ou même une souricette

Tilia


Quatre chats voisins
Visitent curieux
Les plis du jardin

Ils sont faits l'un pour l'autre.

Véronica


Serait-ce ton mur préféré
beau chat angora
quand tu attends
les couleurs
du printemps

Enitram


Je suis le chat qui se prélasse
A l'instant où le soleil passe,
Dans vos jardins et dans vos cours
Sans avoir patte de velours.


Henri Monnier, 

Les Chansons du Chat Noir,
envoyé par Lyse


 

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