5 août 2013

papillon...





Cuivré fatigué
Sur tanaisie se repose
Instant suspendu


La pauvre fleur disait au papillon céleste

La pauvre fleur disait au papillon céleste :
- Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. Je reste,
Tu t'en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d'eux,
Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! - Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds.

Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t'en vas encore
Luire ailleurs.
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi !
Victor Hugo


papillon cuivré
au fil joli à Fifi
un instant stoppé


Joli papillon
voltigeant sur les fleurs
Joli papillon
connais-tu ton bonheur ?


Papillon de bronze
inconscient dans la lumière
Flore en or se change 

Miss Yves


Le papillon

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté!

Alphonse de LAMARTINE
"Nouvelles méditations poétiques"

envoyé par Miss Yves


1 août 2013

moissonner...



Ciel bleu
Nuages blancs/gris
Et nuages Gris/blancs,
Arbres, collinette,
Clocher au loin
Herbe verte
A faire du foin,
Très beau décor
Pour du chaume
Et des roundballers d'or.
Claude 


nous n'irons plus flâner
les coquelicots sont fauchés

les blés sont moissonnés
les silos plein de grains
la paille enroulée
le champ à l'éteule livré

chant de nostalgie
le tire-lire de l'alouette
éveille le souvenir
des travaux et des jours
des étés d'autrefois
les moissonneurs s'endorment
au tableau de Van Gogh
à l'ombre des gerbes en meule

nous n'irons plus flâner
les coquelicots sont fauchés 

Amichel



Les meules de foin

Tout le sol tondu ras des solitudes plates
Dans un indéfini recul, toujours plus loin,
S'étale montueux de ses meules de foin
Où saigne le soleil croulé qui se dilate.

Solennelle, pompeuse, avec la nuit qui poind,
D'un morne extasié, leur masse rouge éclate,
Puis, blêmissant, devient l'horizon spectre, et joint
La ligne des cieux blancs de sa cime écarlate.

Stagnant dans l'air croupi, ces meules en sommeil,
Lentement, goutte à goutte, ont tari le soleil
De ses pourpres de sang dont la dernière est bue.

Maintenant, la hideuse et moite obscurité
Comble, débosse, fond, brouille l'immensité
Qui bâille l'ombre informe où s'engloutit la vue.
Maurice Rollinat

envoyé par Denise


Autrefois cubiques
tout en rondeur aujourd'hui
déroulant le temps

Miss Yves 


Les meules de foin
depuis Van Gogh et Monet
se voient d'un oeil neuf
.........................
Les meules de foin
depuis Monet ou Van Gogh
fête pour les yeux
.............................
Moisson de lumière
depuis Van Gogh et Monet
mirage des meules
........................
Foin des durs travaux
roundballers dans la lumière
posent pour Fifi

Miss Yves


Enroulements et tangage des vallons,
le ciel sur la scène des moissons
accroche ses nuages à l'horizon
pour peindre l'été bleu gris et blond.

Maïté Aliénor


Deux amoureux batifolent ... :

_ Viens ici que je te moissonne !
_Quel ballot çui-là ! ;(

Véronica 

 

30 juil. 2013

chemin...



Mon chemin tourne en rond
Il revient toujours
Au point magique du départ
Où est la fin
Où est la naissance ?


Sans en voir la fin
dans le chemin ombragé
les pensées cheminent

Miss Yves 


"J'étais au milieu de la forêt, il y avait deux chemins devant moi, j'ai pris celui qui était le moins emprunté, et là, ma vie a commencé."
Robert Frost

envoyé par Denise


Ce n'est pas l'aviron
qui nous mène en rond
mais le petit chemin
qui nous entraîne
au loin

Enitram 


"Ne cherche pas le chemin du bonheur, car le bonheur c'est le chemin"
Anonyme
envoyé par Dédé


Au début de sa vie
il n'était que sente
S'enfonçant dans les taillis
Puis, petit à petit
La sente s'est élargie,
Est devenue joli sentier
Où il fait bon se promener
De sentier à chemin,
Il n'y a qu'un pas
Que le marcheur arpentera
Tout guilleret dans le sous-bois
Mais le chemin
Au loin s'élargit.
La route aussi...

Christine


Un chemin
pour se perdre
dans ses pensées
un chemin
pour se retrouver
dans la paix
un chemin
d'ombre et lumière
pour rêver
un chemin
d'odeurs de bruissements
pour se vivifier
un chemin
que l'on prend
pour aller et revenir
un chemin
selon son cœur

Amichel

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