2 févr. 2015

la flaque...




Timide rideau vert
à peine entrouvert
Bel oiseau noir
approche du mire-voir..


"Sous l'étage de l'air est l'étage de l'onde,
Ample et riche ornement de la scène du monde,
Où du grand artisan la grandeur se fait voir
Comme dans un mobile et liquide miroir,
Qui, tantôt en repos, et tantôt en tourmente,
Sa clémence et son ire aux humains représente.

Qu'il est plaisant à voir, quand les flots aplanis
Et comme un marbre égal au niveau réunis
Paraissent une glace ondoyante et fidèle,
Qui se change en rubis sous l'aurore nouvelle !
Le soleil vient après, qui fait de ses rayons,
Sur ce mobile champ, mille rares crayons.
Pour ne point apporter de trouble à son ouvrage
Et recevoir à plein les traits de son image,
L'élément s'aplatit et prête à ses pinceaux,
Sans rides et sans plis, la surface des eaux."

Pierre Le Moyne (1602-1671) 
Le Théâtre du Sage (Lettre 


"Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai."
Rimbaud 
Le bateau ivre


Penches toi
La flaque est un miroir
d'où surgissent les rêves
effacés au bout de la nuit
dilués dans les brumes matinales
que ravive un soleil d'hiver
J'ai vu le voile frissonnant
en forme de serpent d'eau
qui te faisait signe...

Marine D


flash flaque
quand le soleil fait un selfy
des alentours
pour créer
une écharpe de lumière et d'eau 

Amichel


28 janv. 2015

aube...




Aube

Trois légers nuages
Dans l’azur parsemés

Aube
Robe du jour
Soie et velours

Aube
Promesse et magnificence
Avec ou sans amour

Hier au gout amer
Qui nous mit en déroute

Le cœur si délabré
Aube du doute

Aube
Faut-il se mettre en route ?

Marine D





A l'aube tout devient possible
pour un cœur disponible
Josette T



Crépuscule en feu
haut d'un arbre à contre ciel
sapin de Noël


L'aurore ressemble à un regard d'une tendresse infinie.
Nicole Houde


"Ô Soleil ! toi sans qui les choses
Ne seraient que ce qu'elles sont"...

Edmond Rostand
envoyé par Odile


Aube
et
Verticalité du noir qui s’enfuit
Après avoir tout envahi.
Avant que ne basculent dans le jour
Les heures d’espoir,
S’enhardissent les lignes de feu
Séparant notre monde en deux.
Dans la marmite de la nuit
Montent et descendent
Les courbes franches
Et les dentelles
Les pointus et les cheminées
Les toits et le clocher.
Soulevant le couvercle
Des noirs nuages
Sommés de filer.
La frise de l’aube s’immisce
Forge son or et son orange
Bourrelet.
Bientôt le jour
Le tic-tac du matin
Et dans les yeux
Le souvenir
Des lueurs sulfureuses

Maïté Aliénor


La nuit s'achève
au chant du coq
l'aube se lève
comme la vie est brève 

Amichel


"Puisque l'aube grandit, puisque voici l'aurore,
Puisque, après m'avoir fui longtemps, l'espoir veut bien
Revoler devers moi qui l'appelle et l'implore,
Puisque tout ce bonheur veut bien être le mien"
Verlaine 

envoyé par Enitram


" Les filles de l'aurore
...Et je reviens bien après l'aurore
Quand le soleil
Monte à Saint-Jean
J'voudrais leur dire
Que je t'aime encore
Toi qui t'en vas tout l'temps..."

envoyé par Enitram 



23 janv. 2015

mal coiffé...




chemin faisant
chardon hirsute
que vent dispute
mon coeur se fend






Brins décoiffés
toutes les graines dispersées
le vent les a prises
sur le champ dans le fossé
elles danseront dans la brise...


Échevelé face au vent
le chardon brave le temps...






"Se coiffer avec un pétard"


Toutes griffes dehors
Poil hérissés
Défense de s'approcher!

Son bel oiseau s'est envolé
Laissant silence au champs
L'amour passe comme le vent....




il aurait besoin
ce chardon électrisé
d'un bon coup de peigne
 




Cardères




"Cardons, cardons
la laine des moutaines
Cardons, cardons
la laine des moutons"

photos et comptine envoyées par Maïté F


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