grandir au soleil
se hausser un peu du col
maturité ajustée
marcher à grands pas
dans la trace du saule
le rouge est mis
fifi
A pas de géant
le petit homme avance
vers l'avenir
Grand'pa n'est pas là
mais il ne saurait tarder
l'enfant va l'attendre
le grand saule pleure
dans l'attente du printemps
offrande dorée
fifi
"oh miroir aux arbres dis moi
lequel est le plus beau ?"
"c'est toi le plus beau ,
mais je vois d'autres arbres
qui ne pleurent pas
aies confiance en toi
regardes cet enfant
c'est toi qu il vient voir"
Rêves des saules :
Se dorer la pilule.
Paroles en l’air
Ne serais-tu, Saule pleureur,
Avec cette forme de pleur
Et ce front de mélancolie,
Qu’un portrait à peine ébauché
De notre visage penché
Sur la rivière de la vie ?
Rosemonde Gérard
Au-delà de l'eau
sans traverser le miroir
veilleur est le saule.
Ô saule è mio
En attendant les beaux jours
Printemps en balade.
Qui protèges-tu sur et sous tes branches reverdies grand saule au bord de l'eau ?
Entends tu par tes racines arriver le printemps ?
grâce à l'or solaire
les rameau du saule s'éclairent
trésor de lumière
Sanglots de saule
Dans le jour qui se lève
Un enfant coquelicot
A grands pas
Lui sourira
de près ou de loin
fascination printanière
capturer le jaune
Le jaune a frappé
Butine petite abeille
Remplis ton jabot
Symphonie en jaune
contrepoint de vert et bleu
vibration de l'air
Une ligne de gaieté
Dans le texte de la nature
En jaune surlignée
clocher, tel un i
au dessus du champ jauni,
se dresse au soleil
Le jaune est doré
il attire l'abeille
il est grand sOlei
"C’è un’ape che si posa su un bottone di colza:
lo succhia e se ne va.
Tutto sommato, la felicità è una piccola cosa."
d'après Trissula
Et l’abeille s’en vint butiner
Dans ce jaune puits de lumière
Non loin du clocher droit comme un i
Du plus petit à l’infini
Entre forêt à perte de vue
Et champs et prairies.
rencontre hors saison
ou dispute au ras du sol
qui l'emportera ?
tout de blanc vêtue
les pâquerettes soulèvent
la couverture feuillue
ras des pâquerettes
mortes feuilles bien conservées
dressent encore leurs têtes
Mignon allons voir
Les collerettes au cœur d'or
Dans les prés courons
Marguerites miniatures
Poussée commune vers l'azur
Mort en déconfiture
De l’or sur champ blanc
un petit fanon se dresse
échec à l’automne
Dans un dernier sursaut
la feuille d'automne se redresse
embrasser le printemps
Tout veut pousser
ôtes-toi de là l'amie
je veux ma place