des noirs peupliers
la lumière s'en moque
Dans le silence bleu des champs
Dans les nappes de colza
Aux entêtants parfums de cire et de miel
Bordées de coulées d’herbes vives
Dans l’air vibrant et doux
va le promeneur solitaire
dans la tendre lumière du matin
Pour tromper sa mélancolie
s'immergeant dans l'espace atone
Accordé à l’impermanence
Des choses
Où l’agité s’ennuie
Et la vie se repose
Fragile présence de solitude
Dans un simple paysage
Dont les caresses d’aquarelle
Apaisent l’âme poignardée
Par la violence
Le bruit et la fureur
Du temps
Et l’œil blessée
Par les chaos d’images
une haie de platanes
garde d'honneur paisible
le salue
alors
oubliant sa langueur
Dans les courants du vent
un coeur danse
Danse
…..et fait son miel
Des champêtres couleurs
Comme l' abeille avec les fleurs
Amichel
Coulée de lumière
comme aurait pu la tracer
Nicolas de Stael
de près ou de loin
fascination printanière
capturer le jaune
Le jaune a frappé
Butine petite abeille
Remplis ton jabot
Symphonie en jaune
contrepoint de vert et bleu
vibration de l'air
Une ligne de gaieté
Dans le texte de la nature
En jaune surlignée
clocher, tel un i
au dessus du champ jauni,
se dresse au soleil
Le jaune est doré
il attire l'abeille
il est grand sOlei
"C’è un’ape che si posa su un bottone di colza:
lo succhia e se ne va.
Tutto sommato, la felicità è una piccola cosa."
d'après Trissula
Et l’abeille s’en vint butiner
Dans ce jaune puits de lumière
Non loin du clocher droit comme un i
Du plus petit à l’infini
Entre forêt à perte de vue
Et champs et prairies.

