"Je veux voir le monde dans un perle de pluie Et le paradis dans une allée sauvage Tenir l'infini sur la paume d'une feuille Et voir l'éternité durer une heure..." - d'après William Blake -
IL pleure Sur la feuille Qui s'abandonne Des larmes froides IL pleure sur ma campagne Le moineau s'abrite Comme il peut Petit être patient Qui se donne en exemple...
La pluie dépose des rivières de diamants sur les corps jaunis des pauvres feuilles mortes. Empereurs, princes ou rois, que la mort emporte jamais n'ont eu un si brillant enterrement.
Qu'on me laisse à mes souvenirs Qu'on me laisse à mes amours mortes Il est temps de fermer la porte Il se fait temps d'aller dormir Je n'étais pas toujours bien mise J'avais les cheveux dans les yeux Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise Je crois bien qu'il m'aimait un peu Il pleut Sur le jardin, sur le rivage Et si j'ai de l'eau dans les yeux C'est qu'il me pleut Sur le visage Anne Vanderlove envoyés par Simone
L’âme est une fleur délicate exposée au vent de la destinée. Les brises
du matin la secouent et les gouttes de rosée lui ploie le cou. Comme la
fleur prend de la terre son parfum et sa vie, l’âme tire de la matière
et de ses torts une force et une sagesse. Khalil Gibran Le sable et
l'écume - 1926 envoyée par Thérèse Des larmes de pluie dans les doux plis de sa robe des larmes d'amour Miss Yves À Éliane.
Il pleut — c’est merveilleux. Je t’aime. Nous resterons à la maison : Rien ne nous plaît plus que nous-mêmes Par ce temps d’arrière-saison.
Il pleut. Les taxis vont et viennent. On voit rouler les autobus Et les remorqueurs sur la Seine Font un bruit... qu’on ne s’entend plus !
C’est merveilleux : il pleut. J’écoute La pluie dont le crépitement Heurte la vitre goutte à goutte... Et tu me souris tendrement.
Je t’aime. Oh ! ce bruit d’eau qui pleure, Qui sanglote comme un adieu. Tu vas me quitter tout à l’heure : On dirait qu’il pleut dans tes yeux. FRANCIS CARCO envoyé par Colo Pauvre rose givrée de pluie, Alourdie de pétales posés A même le sol et si fragile. On la dirait de sucre On la dirait de soie, Chaque goutte qui goutte Lui ôte un soupçon de vie Et « La Ronsard » nous émeut ; Elle nous prend par le bout du cœur. Maïté Ladrat J'ai traversé des murs de chagrin D'absence et d'indifférence De brume et de nuages sombres La pierre était froide et la route détrempée J'ai planté trois rosiers en attendant le joli mai J'ai vu un matin la fraiche pâquerette Entendu chanter le merle réjoui J'ai rejoint ma cachette de verdure J'ai souhaité une parole d'amour Une main chaleureuse Avant que le ciel ne s'obscurcisse A nouveau et pour longtemps
J'ai chassé les doutes Pêché le bonheur Chanté les dons de la nature La douceur du partage J'ai vécu, attendu Aimé la vie et ses aspérités Aimé la vie pour ce qu'elle est... Marine Dussarrat
Toute alourdie de pluie, la rose s'est couchée, Sans bruit elle a posée sa joue sur le muret. Assoupie elle rêve sur son dur oreiller, Passons doucement pour ne pas la réveiller. Tilia
Il pleut. J'entends le bruit égal des eaux ; Le feuillage, humble et que nul vent ne berce, Se penche et brille en pleurant sous l'averse ; Le deuil de l'air afflige les oiseaux.
Tout l'horizon n'est qu'un blême rideau ; La vitre tinte et ruisselle de gouttes ; Sur le pavé sonore et bleu des routes Il saute et luit des étincelles d'eau.
Des arbres du jardin les cimes tremblent toutes. La pluie ! - Oh ! voyez donc comme les larges gouttes Glissent de feuille en feuille et passent à travers La tonnelle fleurie et les frais arceaux verts ! Des marches du perron en longues cascatelles, Voyez comme l'eau tombe, et de blanches dentelles Bordent les frontons gris ! - Dans les chemins sablés, Les ruisseaux en torrents subitement gonflés Avec leurs flots boueux mêlés de coquillages Entraînent sans pitié les fleurs et les feuillages
Il a plu Beaucoup L orage a Sonné Mais le jour D après Dans la gueule Du loup Le ciel a coulé Et tous les oiseaux De la rue des cygnes Étaient enchantés De l eau et de l île Soleil plein les yeux ... Pour une bordée bleue Véronica B