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29 juil. 2024

le liseron...


Le liseron est un calice
Qui se balance à fleur de sol.
L'éphémère y suspend son vol
Et la coccinelle s'y glisse.

Le champignon rugueux et lisse
Parfois lui sert de parasol :
Le liseron est un calice
Qui se balance à fleur de sol.

Or, quand les champs sont au supplice,
Brulés par un ciel espagnol,
Il tend toujours son petit bol
Afin que l'averse l'emplisse :
Le liseron est un calice.

Maurice Rollinat  (1846 -1903)




Les vers du poète immortaliseront le liseron,
tout comme les images de dame Fifi réaliseront
un beau tableau à la gloire des fleurs de liseron
qui ainsi, dans notre mémoire se cristalliseront

Tilia

 

 Au volubulis
je devrais lui pardonner
son style art déco

Miss Yves

 

 Liseron blanc
Liseron rose
Tout sourire
Belle élégance
Au déploiement
L envahissance

Josette T

 

Litanie du liseron

Joli, très joli
Qui forme un traître tapis
Élégant, très élégant
Liseron rampant
Convolvulus volubilis
Sa fleur s’ouvre en un calice
Liseron des haies
Bleues ou roses sont ses raies
Avec Japon rime notre liseron
Il supplante le pavot
Pour sa silhouette art déco
Comme un chardon bleu des sables
Sur les dunes part en voyage

Mais que l’œillet d’Inde arrive
Liseron alors s’esquive.

Miss Yves 

 


  Quand je parcourais les campagnes en amateur fervent et, si j’ose dire, irresponsable, quand je regardais la nature sans en avoir charge et souci, j’aimais beaucoup le petit liseron des champs. Je l’aimais pour sa fleurette, je l’aimais pour son nom français qui est gracieux, je l’aimais pour son nom latin qui pourtant aurait dû m’avertir car il sent la passion, la torsion, la crise de nerfs.

Depuis que je le vois à l’œuvre, de près, chaque jour de l’année, je déteste le liseron et, qui pis est, je le méprise. C’est un personnage terrible, sans scrupule et sans pitié. Je ne lui fais pas grief d’être d’apparence chétive. Il rampe, mon Dieu ! C’est son droit. Il grimpe et c’est là son courage. Ce que lui reproche, c’est d’étouffer ceux dont il se sert. Il a d’abord l’air modeste. Il demande la charité, l’assistance. « Un tout petit coup de main mon bon monsieur, s’il vous plaît ! » On le laisse faire, on l’admet à table. Alors il s’enhardit, il se ramifie, il s’élance, il s’étale, il occupe toute la place. Il sait tourner, il sait feindre, il a toutes les patiences. Quelques jours encore, et il n’y aura plus d’espace, plus d’air, plus de soleil, plus d’espérance que pour lui. Cependant, son bienfaiteur suffoque, râle, agonise.

Et ce travail aérien n’est pas le plus redoutable. L’ambitieux, sous terre, propage d’insidieuses racines dont le moindre fil suffit pour emprisonner tout un jardin, tout un pays.

Tel est le gentil liseron.

J’ai cru longtemps, j’ai longtemps publié que la connaissance est amour. Eh bien, ma foi, je me trompais. Je connais bien le liseron.

 Georges DUHAMEL (1884 - 1966)
Fables de mon jardin -1936

 ______________

 

 Invitation au ras le sol
A tout prix se dérober
Il n’a rien d’un parasol
Le liseron enrubanné

L’éviter pour marcher
Le cueillir des yeux
Sinon le composter
Le liseron soyeux

Thérèse de Toulouse 

 

"Le liseron est un fripon
Le joli vous envahit
Le fragile est indocile
Le liseron est un fripon

Sur les pierres il prolifère
Sous nos yeux, à qui mieux mieux
Et Toutou admire d'un sourire
Sa beauté non invitée"

La Licorne

 

22 août 2023

"Quand je mont', je mont', je mont', je mont' chez toi..."


émerveillement
beauté au cœur du bois
caresses satin



Auguste, où es-tu ?
turlututu ! l'as tu vu
mon chapeau pointu ?

Tilia


 

 

 


 petit pont de bois
balance au vent sa fourmi
monter plus haut

 


 
 
Quand je mont' chez toi
Les petits loulous sont là
Je les prends dans mes bras
Et toi
Tu es à moi
Je vous amène au bois
Où les sorciers font leur Sabbat
Et pourquoi pas ?
 
 
 
 Marches en colimaçon
Courent de bien belle façon
Tout autour du vieux tronc
Y'a même un petit pont
De bois et de ficelle
Pour le plaisir des demoiselles
Et des jolis garçons
Pour qui donc l'escalier ?
Pour insectes fatigués ?
Pour rongeurs affamés?
Ou pour nous faire rimer ?
 
 
 

Aux quatre saisons
Ma sève vous donnerai
Aux petits et grands

Thérèse

 

"Vivre comme un arbre ! Quel accroissement ! Quelle profondeur ! Quelle rectitude ! Quelle vérité ! Aussitôt, en nous, nous sentons les racines travailler, nous sentons que le passé n'est pas mort, que nous avons quelque chose à faire, aujourd'hui, dans notre vie obscure, dans notre vie souterraine, dans notre vie solitaire, dans notre vie aérienne. L'arbre est partout à la fois. La vieille racine – dans l'imagination il n'y a pas de jeunes racines – va produire une fleur nouvelle. L'imagination est un arbre. Elle a les vertus intégrantes de l'arbre. Elle est racine et ramure. Elle vit entre terre et ciel. Elle vit dans la terre et dans le vent. L'arbre imaginé est insensiblement l'arbre cosmologique, l'arbre qui résume un univers, qui fait un univers." [1]


[1] Bachelard, La Terre et les rêveries du repos, Corti, 1948-1971, p.299-300.
 
 
 
 
il s'est envolé sur un trépas
il a tournoyé ses pas
il a rejoint la demeure sympa
 
 

10 oct. 2018

clarté...

 



La clarté ne nait pas de ce qu'on imagine le clair mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur"
C.G Jung


Au bout des couloirs sombres
le passage s'éclaire
la lumière éblouit
j’entends les voix qui implorent
pour tous les souffrants de la terre...

Marine Dussarrat




Pourquoi Je vois la cornette vivement coiffée ..
Pourquoi j’entends le glissement de petits pas pressés ...
Pourquoi ...?
Le jour se lève ... la cloche sonne « Matine «
Elle ne sera pas en retard à l’office de la lumière .. ��

Mathilde 



Rien n’est jamais entièrement noir. A. Einstein
Suzanne


Un colimaçon habituellement dévolu à l'ombre de l'ombre s'était pris d'amour pour une lampée de lumière opale le surplombant.Comme un point sur un i, une accroche du temps lapait un peu de la douceur qui irradiait chaque parcelle de pierre. Ainsi en était-il de la lampe improvisée , ainsi des angles de lumière qui se frottaient dans un soupir aux volutes menant au célestes pensées.
Maïté L.



28 août 2014

tenir bon la rampe...




Escale liée à la rampe...
Est-ce qu'aller par là rend peureux ?
Escalier et rampe : heureux !


La pente est raide
tu m'as pris par la main
aurais-je la force ?

Marine Zoup


Devant un escalier...Au départ on a les marches dans la tête.
A la fin on les a dans les jambes
Anonyme 
proposé par Miss Yves


"Celui qui rampe ne tombe jamais."
Stoyan Mikhailovsk
" L' humour est au mal de vivre ce que la rampe est à l' escalier ..."
Grégoire Lacroix

L'escalier, il n'y fallait pas songer: ça se monte encore ces choses-là, 
 mais à la descente, il y aurait de quoi se rompre cent fois les jambes.
Alphonse Daudet
envoyé par Denise 




L'escalier qui va à la cave, on le descend toujours. (...) L'escalier qui monte à la chambre, on le monte et on le descend. (...) Enfin, l'escalier du grenier plus raide, plus fruste, on le monte toujours. Il a le signe de l'ascension vers la plus tranquille solitude. Quand je retourne rêver dans les greniers d'antan, je ne redescends jamais. 
La poétique de l'espace
Gaston Bachelard


Quand je monte, je monte, je monte, je monte chez toi
J'ai le cœur qui saute, qui saute, qui saute de joie
Et dans le petit escalier
Qui n'en finit pas de monter
Oh j'aime, j'aime, j'aime, j'aime venir chez toi
Même, même, même si c'est haut chez toi
Aussi ne t'étonne pas
Si j'ai le cœur qui bat
Quand je monte, je monte, je monte, je monte chez toi
Gerard Darmon

envoyé par Claire Fo 


"Le meilleur moment de l'amour, c'est quand on monte l'escalier" 
 Georges Clémenceau 
envoyé par Odile



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